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Le numérique est partie intégrante de nos vies depuis des années. Au début, petit à petit dans le monde de l’entreprise, puis à la maison pour aujourd’hui être absolument partout, y compris dans notre vocabulaire. Des mots comme virtuel, digitalisation, dématérialisation, cloud, réseaux, email, sont omniprésents. Nous avons pensé que le numérique serait la solution à nos maux écologiques. La réalité est plus complexe. La consommation énergétique ne fait que croître, nos besoins sont exponentiels. Alors que leur appréhension est difficile puisque par essence, invisible, leurs effets sont, eux, tout à fait mesurables. Pourtant il n’y a pas de fatalisme. Il est possible à notre niveau d’enclencher une spirale vertueuse et de limiter notre empreinte numérique autant que possible. Grâce à ces 10 habitudes, expérimentez simplement l’écologie numérique au quotidien !

 

 

Nettoyer sa boîte mail

Nous recevons en moyenne 39 mails par jour dans nos boîtes et pour chacun d’eux stockés, ce sont 10 g d’équivalent CO2 par an qui sont générés. Sachant que 65 mails émettent autant qu’une voiture sur 1 km et que 80 % ne sont jamais lus, la facture énergétique est lourde.

Supprimez les spams et les mails inutiles, désabonnez-vous des newsletters que vous ne lisez pas, videz votre corbeille régulièrement. L’écologie numérique commence ici.

 

Limiter les pièces jointes

À la suite du paragraphe précédent, un mail accompagné d’une pièce jointe peut peser jusqu’à 50 g. Oui, oui, vous avez bien lu ! Elles sont donc à utiliser avec pertinence et parcimonie pour ne pas alourdir sa facture numérique.

Si vous pouvez, préférez un échange par clé USB ou par un site de dépôt temporaire. Si vous travaillez en entreprise, privilégiez le serveur local.

 

Stocker ses fichiers localement

On peut penser que stocker les fichiers et les données sur le cloud, c’est une bonne action puisqu’on mutualise. Perdu ! La consommation d’énergie est entre 2 et 4 fois plus importante en passant par le cloud.

Ce sont les plus gros consommateurs d’énergie puisqu’ils ont besoin d’être climatisés pour fonctionner correctement.

Utilisez votre ordinateur, un disque dur externe pour sauvegarder vos informations. Celui-ci ne consomme rien une fois éteint.

 

Fermer les onglets inactifs

Que celui ou celle qui n’a jamais eu 30 onglets ouverts en même temps me jette la pierre… Personne ? On est d’accord ! Ça nous arrive toutes et tous.

Pourtant voici une astuce très facile à mettre en place. Une fois vos recherches effectuées, pensez à fermer vos onglets et la planète vous dit merci.

 

Modérer les vidéos et les visios

La pandémie et les confinements successifs ont valorisé le télétravail et les réunions à distance. On a découvert les apéros Zoom, les formations en e-learning ont explosé sur le net, le visionnage de vidéos en streaming est devenu la norme.

Or sachez qu’elle consomme plus de 80 % de la bande passante, et représente plus de 60 % du flux mondial de données. C’est gigantesque ! Dans la mesure où la visio et la vidéo sont les éléments le plus polluants, l’écologie numérique exige une sobriété et réflexion quant à leur utilisation.

 

Enregistrer ses sites favoris

La navigation et la recherche sur internet sont parfois fastidieuses et font perdre du temps. Si vous consultez ou travaillez régulièrement à partir des mêmes sites, les enregistrer dans vos favoris est une excellente habitude en faveur de l’écologie numérique.

Selon l’ADEME, en tapant l’adresse du site, vous divisez par 4 les émissions de gaz à effet de serre (GES). Ce serait dommage de s’en passer.

 

Préférer une connexion Wifi

Autre habitude simple à expérimenter : la connexion internet. Aujourd’hui, on peut se connecter de n’importe où, ce qui donne une souplesse très intéressante en termes de travail, y compris d’équipe.

Nous avons évolué vers la 5G, car les réseaux sont vite saturés tant les besoins sont importants. Se connecter en Wifi permet de les soulager et l’alléger sa présence numérique. Ceci vaut également pour les smartphones.

 

Réparer et recycler ses équipements

Notre planète paie un lourd tribut quant à nos équipements. L’utilisation de nombreux métaux, et notamment les terres rares qui entrent dans leur fabrication, nécessite un accès toujours plus facilité. À titre d’exemple, un smartphone est constitué de dizaines de ces métaux dont seulement 17 pourront être valorisés.

Les géologues estiment que les réserves mondiales actuelles ne tiendront pas plus d’une quinzaine d’années. Le recyclage et la réparation sont donc des alternatives intéressantes pour limiter cette surconsommation.

 

Choisir le reconditionné

Dans le même esprit, les appareils reconditionnés sont des choix pertinents quand il est question de les changer. Plutôt que de se munir du dernier modèle à la mode, préférez-en un de seconde main.

L’économie circulaire est certainement celle du futur. En optant pour ce système, vous bénéficiez des mêmes garanties en cas de panne ou de casse, sans avoir créé de déchet supplémentaire.

 

Éteindre et débrancher ses appareils

Dernier point, mais non des moindres, les appareils en veille. Nous n’en avons pas nécessairement conscience, mais ils engloutissent toujours entre 20 % et 40 % de leur consommation en marche.

En les éteignant, voire en les débranchant, vous faites des économies à tous les niveaux : sur votre consommation énergétique, comme sur votre budget.

 

 

 

L’écologie numérique est un vaste sujet qui s’applique non seulement à tous les champs de notre vie quotidienne, mais a aussi des implications politiques bien plus larges. À notre modeste niveau, nous pouvons tous agir pour réduire notre empreinte carbone. La prise de conscience est la première étape. Ces 10 habitudes peuvent vous aider à vous mettre en mouvement si ce n’est pas déjà fait. Réfléchir à nos modes de consommation est devenu un enjeu majeur. Expérimentez l’écologie numérique, c’est réaliser la face cachée de nos nouveaux modes de vie, c’est aller vers davantage de sobriété.